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Macron opposé à une protection plus importante des lanceurs d’alerte

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Après différents scandales financiers (LuxLeaks, SwissLeaks, UBS), provoqués ces dernières années à la suite de révélations de lanceurs d’alerte, l’Union européenne va-t-elle (enfin) accoucher d’une directive leur accordant une “protection généralisée” sur tout le continent ? Depuis le mois d’avril 2018, les différentes institutions européennes tentent de se mettre d’accord sur son contenu.

Deux camps s’affrontent. D’un côté, la Commission européenne et une partie du Conseil européen, qui rassemble les ministres des différents États membres. Pour eux, les signalements des lanceurs d’alerte doivent se faire dans un cadre très strict, sous peine de s’exposer à des poursuites judiciaires. Tout d’abord, ils doivent se faire en interne, au sein de l’entreprise ou de l’administration concernée. Et une fois ce “canal” épuisé, le lanceur d’alerte pourra alors se tourner vers une autorité extérieure définie au préalable, comme le Défenseur des droits en France, puis en cas d’échec, vers la presse. Des plans calqués sur la législation française actuelle et la fameuse loi Sapin II. Dans le camp adverse, le Parlement européen et sa commission des affaires juridiques estiment pour leur part que le lanceur d’alerte doit pouvoir choisir le canal le plus approprié à sa démarche. Un compromis est-il possible ? (Suite).

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