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Actualité Point de vue

Editorial mars 2019

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LAGARDE appelle les banquiers à élever leur éthique 

Depuis la crise des subprimes de 2007 et la crise taux d’intérêts des États en 2010, les banquiers font l’objet d’une suspicion générale quant à leur éthique des affaires et leurs motivations de recherche du profit pour leur seul compte.

Christine Lagarde, présidente du Fond Monétaire International, invite les banquiers à intégrer le Bien commun dans la relation d’affaires. Si les réglementations contraignantes ont été renforcées depuis 2008, et les politiques de rémunération repensées, rien ne vaut la responsabilité individuelle.

Impact : L’image des professions financières s’est dégradée et avec elle, non seulement la confiance dans les banques, mais encore dans le système de régulation monétaire, alors que les banques ont entrepris des efforts importants pour assainir leur activité par exemple, en ayant une meilleure connaissance de leurs clients, et des transactions effectuées par leur intermédiation.  Au-delà de ces pratiques, les codes éthiques et les régimes disciplinaires des entreprises doivent refléter un code personnel plus qu’une obligation professionnelle que l’on accommode aux nécessités des affaires.

SWEDBANK et DANSKE BANK : Comment la réputation des banques les plus propres s’est dégradée

Swedbank et Danske Bank furent les banques les plus reconnues pour leur application des règles d’anti-blanchiment et de monitoring des transactions. Un lanceur d’alerte a révélé que filiale lituanienne de Danske Bank a servi à blanchir l’argent de la mafia russe tandis que Swedbank aurait prêté ses services à l’ancien Président ukrainien Viktor Yanukovych.

Impact : La bonne image de ces banques représentait l’outil idéal pour réduire les soupçons relatifs à l’origine des fonds. Même si ces deux banques ont été condamnées à de lourdes amendes, la principale atteinte a été à leur réputation et à leur crédibilité.

Mark KARPELES, le baron du Bitcoin, condamné au Japon

Mark KARPELES avait racheté en 2004 la plateforme japonaise d’échange de cryptomonnaie MtGox. Cette société a fait faillite en 2014. Initialement poursuivis pour abus de confiance, détournement de fonds et manipulation de données « dans le but de couvrir des frais personnels, avec manquement aux obligations découlant de sa charge », selon l’acte d’accusation. Il a finalement été condamné à 2 ans et demi de prison avec sursis pour manipulation de données.

Impact : Même si les produits et les outils informatiques évoluent les vigilances doivent demeurer les mêmes quant aux risques de pratiques frauduleuses ou de pertes de données informatiques.

Bataille européenne pour la définition du lanceur d’alerte.

Les condamnations des affaires LuxLeaks, UBS, HSBC, SwissLeaks, ont montré le rôle des lanceurs d’alertes dans le cadre de l’application de Sapin II. La définition et la protection des lanceurs d’alertes au sein de l’Union européenne varient selon les États. Dans les pays du Nord de l’Europe, les lanceurs d’alerte ont un statut qui les protège dès la remontée d’alerte et ils sont libres du choix du canal de publication, ainsi est-il possible de communiquer les informations à la presse sans passer par une première déclaration interne à l’entreprise.

Des négociations sont en cours pour harmoniser au sein de l’UE la notion de lanceur d’alerte et sa protection. La France, avec l’Italie et l’Allemagne souhaitent que les lanceurs d’alertes communiquent d’abord par le canal interne et que ces informations n’aillent pas à l’encontre du secret des affaires.

Impact : Le Parlement européen désire réglementer une protection généralisée du lanceur d’alerte, alors que tous les pays membres de l’Union ne reconnaissent pas encore cette notion. L’enjeu sera de déterminer si le lanceur d’alerte au niveau européen aura le libre choix du canal de remontée d’alerte et si ce cadre sera contraint par la directive portant sur le secret des affaires.

Nicolas Smeets.

 

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